Anaplan redonne de l’enthousiasme au MONDE de la banque-assurance

L’avis de l’expert : Henri Wajsblat
Directeur Marketing Produit : Banques et Assurances

Q. Au quotidien, qu’est-ce que change Anaplan pour la banque ou l’assurance ?

Anaplan apporte la capacité de faire face à quatre grands inducteurs de ces secteurs. Le premier, c’est une pression réglementaire très forte, que ce soit pour les banquiers ou les assureurs. Le deuxième, c’est la réduction des coûts. Les institutions financières ont vécu pendant très longtemps avec un facteur de concurrence relativement faible, aujourd’hui elles font face à de nouveaux entrants qui cassent les prix, et à de nouveaux canaux de distribution comme le digital.

Le troisième levier, c’est l’explosion des données. Aujourd’hui, les structures corporate ont accès à des volumes de données considérablement supérieurs à ce dont elles disposaient dans le passé et se doivent de les transformer en opportunité. Enfin, le dernier point, c’est la transformation digitale qui touche toutes les lignes de métier du secteur.

Ces quatre inducteurs militent pour des fonctionnalités qu’Anaplan représente plutôt bien.

Q. A quels besoins répondez-vous mieux que les autres ?

Flexibilité, agilité, rapidité ! Prenons un exemple concret. Il existe des outils pour faire face aux demandes de reporting des régulateurs, mais ce qui est important, c’est l’étape suivante. Une fois que le régulateur reçoit ses rapports, il pose des questions. Il demande quelles sont les hypothèses sous-jacentes, il demande de faire retourner les modèles en changeant les hypothèses, d’appliquer des scénarios de crise, de simuler des changements de taux d’intérêt… Tout cela nécessite des outils extrêmement flexibles, qui permettent au comité exécutif de la banque ou de l’assureur d’avoir des retours très rapides.

Q. Et après ?

La dimension prédictive représente un important besoin du marché. C’est le prochain cap que fixe notre feuille de route. Nous sommes en train de nous armer pour bien y répondre, que ce soit pour modéliser l’actuariat de l’assurance que pour élaborer des modèles prédictifs pour la banque.

Q. Avec Anaplan, on aurait évité la crise ?

Ah, c’est une bonne question !… J’y répondrai de manière un peu détournée en faisant référence à certaines dérives qui ont été largement relevées par les médias. Notre plateforme permet de superviser tous les process de rémunérations et des bonus, y compris ceux des dirigeants ou des super traders des banques. Nous pouvons mettre en place un certain nombre de « clignotants » qui permettent à une structure de direction ou de contrôle de recevoir des alertes.

Q. Mieux contrôler les données, c’est aussi mieux les partager ? Est-ce difficile au sein de l’entreprise ?

Qui dit partage dit collaboration ou… manque de collaboration. La banque doit résoudre la problématique de la construction de l’information en silo, entre la finance et les risques, par exemple. Anaplan permet de réconcilier les processus métier entre les différents départements, au sein d’une même plateforme.

Q. Certains de vos clients prétendent même pouvoir se passer du DSI …

Le trait est un peu appuyé… Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’Anaplan redonne de l’autonomie au métier. Le métier est propriétaire de la solution : quels que soient les changements de modèles qu’il doit opérer pour faire face aux contraintes internes et externes, qu’elles soient réglementaires ou macroéconomiques. Il a la capacité d’être autonome dans sa façon d’orienter les choix.

De son côté, la direction informatique réalise des économies d’infrastructure liées à l’utilisation de la plateforme cloud d’Anaplan et se protège des pratiques de « shadow IT », qui se sont développées de manière incontrôlée dans les entreprises de tout secteur.

Interview réalisée par : Martine Jeandot