Connected Planning en action: Retour d’expérience de Bouygues Immobier

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Le contrôleur financier catalyseur de la transformation digitale dans l’entreprise

Enjeux et opportunités de la transformation digitale des fonctions Finance pour les acteurs des services professionnels, de l’immobilier et de la construction.

Un bon indicateur de l’importance de l’enjeu de la digitalisation des fonctions finance dans l’entreprise, est celui du temps passé à collecter les données, à les organiser et les restituer en vue de prendre les bonnes décisions.

Lors de la matinée organisée avec Anaplan et consacrée au « pilotage agile et collaboratif de la performance pour les chantiers, les contrats et les projets », Charles Gambey, Senior Manager chez Accenture s’est souvenu de ses débuts professionnels : « J’ai commencé ma carrière il y a une quinzaine d’années. A l’époque, tout le monde considérait déjà que le contrôleur de gestion était beaucoup trop occupé à collecter de la donnée : il y passait alors 60 % de son temps ».

60% du temps passé à collecter les données !

Cependant, selon une étude réalisée par Accenture en 2018, le contrôleur de gestion est toujours occupé pour 60 % de son temps à collecter de la donnée. Et il y a plus grave, comme le souligne Charles Gambey : « Non seulement le pourcentage n’a pas varié, mais les contrôleurs de gestion ne passent pas pour autant les 40 % restant de leur temps à exploiter les données. D’autres tâches connexes du contrôle de gestion ont pris de l’importance, telles que des reportings plus structurés, la multiplication des lignes budgétaires… »

Une problématique que connait toutes les entreprises et particulièrement celle du secteur de la construction. « Finalement, le contrôleur de gestion passe assez peu de temps à faire son métier, c’est-à-dire à anticiper les problèmes et à leur apporter des solutions. Il doit consolider des fichiers manuellement et il n’est informé des problèmes qui ont pu survenir qu’une fois que ceux-ci ont été résolus – comme des changements de périmètres sur un chantier, des contraintes liées au client, à la réalisation du chantier ou des retards ». Il est donc important de structurer la donnée et de la comprendre finement car elle est indissociable de la performance.

Les moyens du contrôleur de gestion de l’ère digitale

« La plateforme du futur, c’est un cœur solide supporté par un ERP sur lequel viennent s’attacher des solutions qui sont beaucoup plus agiles ». « Cette plate-forme est le fruit d’une réelle stratégie d’entreprise », ajoute Charles Gambey. « Son objectif principal est de connecter les fonctions. Il est possible de démarrer par la finance dans l’entreprise. Mais il faudrait idéalement que les autres fonctions suivent ». Le contrôleur de gestion peut d’ailleurs devenir le « catalyseur de la transformation digitale dans l’entreprise ».

Pour Charles Gambey, la finance a un rôle important à jouer dans la mutualisation de la donnée au sein de l’entreprise. Le contrôleur de gestion « digital » devient, comme il devait le résumer, « une sorte de docteur de la donnée ». « Grâce aux solutions dont il dispose aujourd’hui, il est à même de diffuser une culture financière au sein de l’entreprise et de répandre les bonnes pratiques ».

Ajoutons qu’il ne faut pas occulter un point essentiel, au-delà des outils de la transformation digitale eux-mêmes : « Le facteur humain est central dans la transformation digitale – en particulier dans celle des fonctions finance. Les entreprises essayent depuis plusieurs années de changer la manière dont les financiers et les contrôleurs de gestion fonctionnent, » rappelle Charles Gambey. « Ces efforts n’ont pas forcément été couronnés de succès. Les nouvelles solutions beaucoup plus innovantes, elles, facilitent cette transition. » Pour Charles Gambey, la fiche de poste des financiers et contrôleurs de gestion va évoluer considérablement : « les nouveaux profils devront être capables de jouer avec les règles de gestion dans les outils, établir des scénarii divers, ou être capable de travailler sur des tendances, en utilisant le 20/80. » De la même façon, les contrôleurs de gestion de demain préfèreront, selon lui, « travailler pour une marque employeur qui a une vision de la digitalisation et qui est en ligne avec leurs attentes plutôt que de continuer à suivre des schémas un peu plus classiques autour de fichiers Excel et à penser la finance de façon traditionnelle ».