L’impact du pilotage connecté de la performance sur l’organisation des institutions financières.

« Le changement est là, et s’est vraiment accéléré ces 18-24 mois. » Emeric Giraud, Senior Manager chez Accenture, conclut ainsi une table ronde sur le pilotage connecté de la performance dans le Secteur Banque & Assurance, organisée par Anaplan dans le cadre d’un événement dédié aux industries financières. Il rappelle aussi que les « solutions en général sont au niveau mais que la solution est avant tout un moyen, non une fin en soi, et un catalyseur de la transformation. » Pour les trois entreprises qui ont participé à cette table ronde (GIE AXA, AXA Bank Europe et le Groupe BPCE), le constat est sans appel : le choix d’Anaplan a bouleversé leurs méthodes de travail et leur organisation interne. Alors, sur la route du pilotage connecté de la performance, à quoi faut-il s’attendre ?

Premier constat : Emeric Giraud nous rappelle que, si les institutions financières françaises font des progrès, elles rencontrent aussi parfois des obstacles à la mise en place de projets de transformation digitale. Parfois, ce sont des résistances internes pour maintenir des processus qui ont déjà fait leurs preuves, ou encore des querelles entre les directions métiers et les directions des systèmes d’information : avec une solution au cœur du métier comme Anaplan, certaines directions fonctionnelles peuvent ressentir la maîtrise des outils leur échapper au profit de directions métier. Pour mettre en place des chantiers de pilotage connecté de la performance, il faut « réinventer totalement la manière de travailler en entreprise, modifier en profondeur cette organisation. »

La nécessité d’une gouvernance.

Pour implémenter une solution destinée aux directions métiers, il est essentiel de démarrer le projet avec des règles et des processus. Il faut rapidement définir les responsabilités, avec des référentiels bien gérés dès le début du projet. Qui fait quoi ? Qui gère quoi ? Quelle est la marche à suivre ? Avant toute chose, il est nécessaire de se poser les bonnes questions et de bien cadrer le projet. Pour Geert Rosen, d’AXA Bank Belgique, « l’une des forces d’Anaplan est qu’il est destiné à l’utilisateur final et que ce dernier va, en équipe, développer la solution. » Dans les équipes, cela peut aller très vite et il faut installer ces notions de gouvernance au préalable pour se concentrer ensuite sur la solution. La notion d’agilité peut surprendre, et il faut avant tout encadrer ces projets et ces nouvelles méthodes de travail.

La transformation des équipes.

Les solutions agiles transforment l’organisation de l’entreprise. Des compétences multiples sont nécessaires pour comprendre et utiliser les modèles, et ce sont des équipes pluridisciplinaires qui doivent se créer. Les demandes de la BCE (Banque Centrale Européenne) par exemple, de plus en plus précises avec des analyses extrêmement fines de Business Model Analysis ou de scénarios aux multiples variables demandent des compétences d’équipe transverses pour pouvoir y répondre. D’un côté, les tenants et les aboutissants des exigences métier, des besoins internes en termes de reporting, de l’autre, la possibilité de répondre correctement et dans un laps de temps très court aux demandes du régulateur. « Anaplan décloisonne totalement les métiers, tout le monde travaille ensemble. Nous sommes amenés à transformer l’organisation et à créer des équipes transverses dédiées avec des spécialistes pouvant adresser des besoins internes, mais aussi ceux de la BCE. » nous relate Christophe Lebrun, Responsable de la Coordination et des Activités transverses au sein du Pilotage et de la Stratégie du Groupe BPCE. Et les projets à venir pour ces entreprises vont dans ce sens : Renaud Erhard, Directeur financier du GIE AXA, nous parle de connexion et d’interconnexion entre les modèles financiers, ceux de la DSI et les modèles RH dans les projets à venir : les compétences pour mettre cela en place doivent être transverses et doivent provenir d’équipes repensées, refondées et dédiées.

La transformation digitale est loin d’être arrivée à terme, et le pilotage connecté de la performance en est encore à ses débuts – sérieux et avérés, certes, mais les entreprises ont encore beaucoup de chemin à parcourir. Et c’est en passant par de véritables bouleversements opérationnels et organisationnels qu’elles vont y arriver. « Quand on ne se focalise que sur la solution, on risque de passer à côté de problématiques essentielles de gouvernance, de montée en compétences, de transformation des équipes. » conclut Emeric Giraud. Le cadre est essentiel pour pouvoir évoluer en toute agilité en son sein, avec des solutions comme Anaplan.